{"id":6718,"date":"2019-12-12T01:29:56","date_gmt":"2019-12-12T01:29:56","guid":{"rendered":"https:\/\/urbanai.fr\/mais-la-ville-est-nue\/"},"modified":"2021-03-01T19:55:05","modified_gmt":"2021-03-01T19:55:05","slug":"mais-la-ville-est-nue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/urbanai.fr\/fr\/mais-la-ville-est-nue\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Mais, la ville est nue !\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><em>Quel rapport entre les contes d&rsquo;Andersen, l&rsquo;IA et la \u00ab\u00a0Smart City\u00a0\u00bb ? R\u00e9ponse dans cet article :<\/em><\/p>\n<p><strong>Andersen et&nbsp;Les habits neufs de l\u2019empereur <\/strong><\/p>\n<p>A Copenhague j\u2019ai fait la rencontre de Stephen Alstrup, CEO et co-fondateur de <a href=\"https:\/\/www.supwiz.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">SupWiz<\/a>. Pour cl\u00f4turer notre \u00e9change (qui portait principalement sur l\u2019utilisation de chatbots par des municipalit\u00e9s), Stephen me conta <em>Les habits neufs de l\u2019empereur<\/em> de Hans Christian Andersen.<\/p>\n<p>Dans ce conte, l\u2019\u00e9crivain danois met en sc\u00e8ne un empereur qui se soucie tellement de sa garde-robe qu\u2019il en vient \u00e0 d\u00e9laisser son royaume et ses sujets. Ayant eu vent de ce fait, deux escrocs se pr\u00e9sentent \u00e0 sa cours comme les plus grands tisserands de la r\u00e9gion. Ils affirment \u00eatre capables de concevoir une \u00e9toffe si belle, que seul les esprits les plus clairvoyants seront en mesure de la voir. Interloqu\u00e9, l\u2019empereur demande aux deux \u00e9trangers de cr\u00e9er une telle tenue. Quelques jours plus tard, les escrocs reviennent les mains vides mais remplis d\u2019assurance&nbsp;: \u00ab&nbsp;voici l\u2019\u00e9toffe, qu\u2019en dites-vous&nbsp;?&nbsp;\u00bb. L\u2019empereur ne voit rien mais ne voulant passer pour un sot s\u2019exclame que la parure est magnifique. Les courtisans, quant \u00e0 eux, font \u00e9chos aux propos de leur souverain : \u00ab&nbsp;splendide&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u00ab merveilleux&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;in\u00e9galable&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Echauff\u00e9 par l\u2019effervescence g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019empereur d\u00e9cide de d\u00e9filer dans son royaume avec sa nouvelle \u00e9toffe. Quelle ne fut pas la surprise du peuple lorsqu\u2019il vit sont souverain pavaner fi\u00e8rement dans les rues, nu&nbsp;! Personne n\u2019osait pourtant prononcer un mot jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un enfant, surgissant de la foule, s\u2019\u00e9crie&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais, le roi est nu&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Des rires commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9sonner et bient\u00f4t la foule tout enti\u00e8re s\u2019indigna&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais il n\u2019a pas d\u2019habit du tout&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Humili\u00e9, le roi d\u00e9cida de poursuivre sa parade v\u00eatu de sa tunique invisible.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-6540 size-full\" src=\"https:\/\/urban-ai.co\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Hubert.jpg\" alt=\"\" width=\"1077\" height=\"822\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rencontre avec Stephen Alstrup<\/em><\/p>\n<p>Quel rapport avec l\u2019IA urbaine&nbsp;?<\/p>\n<p>Pour Stephen, certaines villes sont semblables \u00e0 l\u2019empereur d\u2019Andersen&nbsp;: d\u00e9sireuses de passer pour \u00ab&nbsp;intelligentes&nbsp;\u00bb (<em>smart<\/em>), elles se parent d\u2019artifices pour finalement se retrouver \u00e0 nu.<\/p>\n<p><strong>Prescription versus coordination<\/strong><\/p>\n<p>Dans <em>Building and Dwelling, Ethics for the City<\/em>, Richard Sennett distingue deux types de \u201csmart city\u201d : les smart city prescriptives et les smart city coordinatrices.<\/p>\n<p>Dans le premier cas, la technologie est une injonction, elle guide (souvent sans qu\u2019ils s\u2019en rendent compte) les citoyens. En ce sens, la ville devient \u00ab&nbsp;<em>user friendly<\/em>&nbsp;\u00bb. Richard Sennett prend notamment l\u2019exemple du touriste qui, d\u00e9sireux de boire un caf\u00e9, cherche un Starbucks sur Google Map plut\u00f4t que de prendre le temps de d\u00e9couvrir la ville. La multitude de choix, de paysages et de trajets qui s&rsquo;offraient \u00e0 lui se r\u00e9duit \u00e0 un itin\u00e9raire optimis\u00e9. Originellement ouverte et complexe la ville devient close et simple. Pour reprendre l\u2019analogie de Stehpen, elle est d\u00e9pouill\u00e9e, d\u00e9shabill\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-6531 size-full\" src=\"https:\/\/urban-ai.co\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Starbucks.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"534\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Un Starbucks Coffee \u00e0 New York<\/em><\/p>\n<p>La \u00ab&nbsp;smart city coordinatrice&nbsp;\u00bb, au contraire, ouvre un champ des possibles plus qu\u2019elle ne le restreint. Elle stimule le citoyen et lui offre un espace de libert\u00e9. Comment&nbsp;? R\u00e9ponse avec 3 d\u00e9couvertes de mon tour du monde.<\/p>\n<p><strong>Rhabiller la ville&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>A Singapour j\u2019avais rencontr\u00e9 Fabien Clavier (Project Coordinator \u00e0 l\u2019ETH de Zurich). Il m\u2019avait pr\u00e9sent\u00e9 le software <a href=\"https:\/\/ideasfortanjongpagar.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Ideas for Tanjong Pagar<\/a>, en r\u00e9f\u00e9rence au nom du port singapourien qui est sur le point d\u2019\u00eatre d\u00e9plac\u00e9. Disponible en ligne, ce logiciel permet aux citoyens de dessiner leur quartier id\u00e9al (comme dans<em> SimCity<\/em>). Les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es permettent ensuite de faire ressortir des patterns et de prendre en compte les aspirations citoyennes dans l\u2019am\u00e9nagement du territoire. L\u2019<em>open world<\/em> d\u2019Ideas for Tanjong Pagar incite l\u2019utilisateur \u00e0 s\u2019interroger, \u00e0 faire des suppositions&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et si je cr\u00e9ais des tours plus hautes&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Et si je rajoutais des parcs&nbsp;?&nbsp;\u00bb, etc. Pour le philosophe Charles Sanders Peirce, ce \u00ab Et si&nbsp;?&nbsp;\u00bb est le premier pas vers une pens\u00e9e complexe. L\u2019outil de l\u2019ETH de Zurich permet donc de coordonner un double niveau de complexit\u00e9&nbsp;: quantitatif (du fait de la participation citoyenne) et qualitatif (chaque citoyen propose une solution singuli\u00e8re et non-structur\u00e9e).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6529 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/urban-ai.co\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Yes.gif\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"540\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>La plateforme Ideas for Tanjong Pagar<\/em><\/p>\n<p>A Amesterdam, Alessandro Bozzon (Professor and Chair of Human-Centered Artificial Intelligence at Delft University of Technology), m\u2019avait pr\u00e9sent\u00e9 le projet <a href=\"http:\/\/social-glass.tudelft.nl\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Social Glass<\/a>. Issue d\u2019une collaboration entre l\u2019AMS (Amsterdam Institute for Advanced Metropolitan Solutions), la Ville d\u2019Amsterdam et l\u2019Universit\u00e9 de Technologie de Delft, Social Glass utilise de web mining sur les r\u00e9seaux sociaux (Twitter et Instagram) pour mieux comprendre les citoyens&nbsp;: comment r\u00e9agissent-ils \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement rare&nbsp;? quels am\u00e9nagements urbains souhaitent-ils&nbsp;? quel est leur \u00ab&nbsp;\u00e9tat \u00e9motionnel&nbsp;\u00bb&nbsp;? L\u00e0 ou un sondage aurait conditionn\u00e9 ou limit\u00e9 la r\u00e9ponse des citoyens, Social Glass propose une approche nuanc\u00e9e et ouverte.<\/p>\n<p>Enfin, lors de l\u2019\u00e9tape de Londres, j\u2019avais fait la rencontre d\u2019Alison Fairbrass (Postdoctoral Research Associate at UCL). Elle travaille sur l\u2019utilisation d\u2019IA et de capteurs acoustiques pour cartographier la biodiversit\u00e9 urbaine londonienne. Cette technique a notamment \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour identifier l\u2019influence de certains activit\u00e9s urbaines (l\u2019organisation d\u2019un match de football) <a href=\"http:\/\/www.batslondon.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">sur des populations de chauves-souris<\/a>. Ici, l\u2019IA rajoute un niveau de complexit\u00e9 \u00e0 l\u2019espace urbain. Richard Sennett distinguait deux r\u00e9alit\u00e9s urbaines : la ville (pour les b\u00e2timents et infrastructures) et la cit\u00e9 (pour les citoyens). Les travaux d\u2019Alison nous incitent \u00e0 en rajouter une troisi\u00e8me&nbsp;: Le vivant (la faune et la flore).<\/p>\n<p>Dans chacun de ces exemples, l\u2019IA d\u00e9cloisonne la ville. Loin de la simplifier ou de la r\u00e9duire \u00e0 un agr\u00e9gat de services (\u00ab&nbsp;la ville-service&nbsp;\u00bb), elle l\u2019habille d\u2019une \u00e9toffe fragment\u00e9e, imparfaite, mais visible de tous.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quel rapport entre les contes d&rsquo;Andersen, l&rsquo;IA et la \u00ab\u00a0Smart City\u00a0\u00bb ? R\u00e9ponse dans cet article : Andersen et&nbsp;Les habits neufs de l\u2019empereur A Copenhague j\u2019ai fait la rencontre de Stephen Alstrup, CEO et co-fondateur de SupWiz. Pour cl\u00f4turer notre \u00e9change (qui portait principalement sur l\u2019utilisation de chatbots par des municipalit\u00e9s), Stephen me conta Les habits neufs de l\u2019empereur de Hans Christian Andersen. Dans ce conte, l\u2019\u00e9crivain danois met en sc\u00e8ne un empereur qui se soucie tellement de sa garde-robe qu\u2019il en vient \u00e0 d\u00e9laisser son royaume et ses sujets. Ayant eu vent de ce fait, deux escrocs se pr\u00e9sentent \u00e0 sa cours comme les plus grands tisserands de la r\u00e9gion. Ils affirment \u00eatre capables de concevoir une \u00e9toffe si belle, que seul les esprits les plus clairvoyants seront en mesure de la voir. Interloqu\u00e9, l\u2019empereur demande aux deux \u00e9trangers de cr\u00e9er une telle tenue. Quelques jours plus tard, les escrocs reviennent les mains vides mais remplis d\u2019assurance&nbsp;: \u00ab&nbsp;voici l\u2019\u00e9toffe, qu\u2019en dites-vous&nbsp;?&nbsp;\u00bb. L\u2019empereur ne voit rien mais ne voulant passer pour un sot s\u2019exclame que la parure est magnifique. Les courtisans, quant \u00e0 eux, font \u00e9chos aux propos de leur souverain : \u00ab&nbsp;splendide&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u00ab merveilleux&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;in\u00e9galable&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Echauff\u00e9 par l\u2019effervescence g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019empereur d\u00e9cide de d\u00e9filer dans son royaume avec sa nouvelle \u00e9toffe. Quelle ne fut pas la surprise du peuple lorsqu\u2019il vit sont souverain pavaner fi\u00e8rement dans les rues, nu&nbsp;! Personne n\u2019osait pourtant prononcer un mot jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un enfant, surgissant de la foule, s\u2019\u00e9crie&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais, le roi est nu&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Des rires commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9sonner et bient\u00f4t la foule tout enti\u00e8re s\u2019indigna&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais il n\u2019a pas d\u2019habit du tout&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Humili\u00e9, le roi d\u00e9cida de poursuivre sa parade v\u00eatu de sa tunique invisible. Rencontre avec Stephen Alstrup Quel rapport avec l\u2019IA urbaine&nbsp;? Pour Stephen, certaines villes sont semblables \u00e0 l\u2019empereur d\u2019Andersen&nbsp;: d\u00e9sireuses de passer pour \u00ab&nbsp;intelligentes&nbsp;\u00bb (smart), elles se parent d\u2019artifices pour finalement se retrouver \u00e0 nu. Prescription versus coordination Dans Building and Dwelling, Ethics for the City, Richard Sennett distingue deux types de \u201csmart city\u201d : les smart city prescriptives et les smart city coordinatrices. Dans le premier cas, la technologie est une injonction, elle guide (souvent sans qu\u2019ils s\u2019en rendent compte) les citoyens. En ce sens, la ville devient \u00ab&nbsp;user friendly&nbsp;\u00bb. Richard Sennett prend notamment l\u2019exemple du touriste qui, d\u00e9sireux de boire un caf\u00e9, cherche un Starbucks sur Google Map plut\u00f4t que de prendre le temps de d\u00e9couvrir la ville. La multitude de choix, de paysages et de trajets qui s&rsquo;offraient \u00e0 lui se r\u00e9duit \u00e0 un itin\u00e9raire optimis\u00e9. 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Les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es permettent ensuite de faire ressortir des patterns et de prendre en compte les aspirations citoyennes dans l\u2019am\u00e9nagement du territoire. L\u2019open world d\u2019Ideas for Tanjong Pagar incite l\u2019utilisateur \u00e0 s\u2019interroger, \u00e0 faire des suppositions&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et si je cr\u00e9ais des tours plus hautes&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Et si je rajoutais des parcs&nbsp;?&nbsp;\u00bb, etc. Pour le philosophe Charles Sanders Peirce, ce \u00ab Et si&nbsp;?&nbsp;\u00bb est le premier pas vers une pens\u00e9e complexe. L\u2019outil de l\u2019ETH de Zurich permet donc de coordonner un double niveau de complexit\u00e9&nbsp;: quantitatif (du fait de la participation citoyenne) et qualitatif (chaque citoyen propose une solution singuli\u00e8re et non-structur\u00e9e). La plateforme Ideas for Tanjong Pagar A Amesterdam, Alessandro Bozzon (Professor and Chair of Human-Centered Artificial Intelligence at Delft University of Technology), m\u2019avait pr\u00e9sent\u00e9 le projet Social Glass. Issue d\u2019une collaboration entre l\u2019AMS (Amsterdam Institute for Advanced Metropolitan Solutions), la Ville d\u2019Amsterdam et l\u2019Universit\u00e9 de Technologie de Delft, Social Glass utilise de web mining sur les r\u00e9seaux sociaux (Twitter et Instagram) pour mieux comprendre les citoyens&nbsp;: comment r\u00e9agissent-ils \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement rare&nbsp;? quels am\u00e9nagements urbains souhaitent-ils&nbsp;? quel est leur \u00ab&nbsp;\u00e9tat \u00e9motionnel&nbsp;\u00bb&nbsp;? L\u00e0 ou un sondage aurait conditionn\u00e9 ou limit\u00e9 la r\u00e9ponse des citoyens, Social Glass propose une approche nuanc\u00e9e et ouverte. Enfin, lors de l\u2019\u00e9tape de Londres, j\u2019avais fait la rencontre d\u2019Alison Fairbrass (Postdoctoral Research Associate at UCL). Elle travaille sur l\u2019utilisation d\u2019IA et de capteurs acoustiques pour cartographier la biodiversit\u00e9 urbaine londonienne. Cette technique a notamment \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour identifier l\u2019influence de certains activit\u00e9s urbaines (l\u2019organisation d\u2019un match de football) sur des populations de chauves-souris. Ici, l\u2019IA rajoute un niveau de complexit\u00e9 \u00e0 l\u2019espace urbain. Richard Sennett distinguait deux r\u00e9alit\u00e9s urbaines : la ville (pour les b\u00e2timents et infrastructures) et la cit\u00e9 (pour les citoyens). Les travaux d\u2019Alison nous incitent \u00e0 en rajouter une troisi\u00e8me&nbsp;: Le vivant (la faune et la flore). Dans chacun de ces exemples, l\u2019IA d\u00e9cloisonne la ville. 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